Plateforme agréée de facturation électronique (PDP) : liste des plateformes agréées 2026

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Derrière le terme « plateforme agréée » se trouve un opérateur de dématérialisation que l'État a immatriculé : elle assure l'émission, la transmission et la réception de la facture électronique entre un fournisseur et son client, extrait les données utiles à l'administration fiscale (identité des entreprises, montants HT et TVA) et transmet les données des transactions et de paiement qui n'ont pas donné lieu à une facture électronique classique. Au 23 septembre 2026, la liste actualisée des plateformes agréées publiée sur le site impots.gouv.fr recensait 150 opérateurs satisfaisant à l'ensemble des conditions requises, y compris les tests d'interopérabilité — un chiffre à vérifier directement sur la page officielle plutôt qu'à retenir tel quel, puisqu'il évolue au fil des nouvelles immatriculations. Recourir à une plateforme agréée devient obligatoire selon un calendrier différent pour la réception et pour l'émission des factures, détaillé plus bas. Cette page vous aide à comprendre le rôle d'une plateforme agréée dans la transition vers la facturation électronique.
Qu'est-ce qu'une plateforme agréée (PDP) ?
Le terme « plateforme agréée » a remplacé l'ancienne appellation PDP (Plateforme de Dématérialisation Partenaire), mais désigne le même type d'acteur : un opérateur de dématérialisation qui joue le rôle d'intermédiaire technique entre les entreprises pour l'échange de factures électroniques. Cette facturation électronique obligatoire entre entreprises repose sur des plateformes immatriculées par la DGFiP : l'administration doit immatriculer l'opérateur avant que celui-ci puisse être considéré comme une plateforme agréée à part entière. Cette immatriculation n'est pas une simple déclaration administrative, elle n'est accordée définitivement qu'après la réussite de tests d'interopérabilité en conditions réelles, notamment face au Portail Public de Facturation (PPF) et aux autres plateformes agréées du marché. Une entreprise ne choisit donc pas n'importe quel système de facturation pour respecter cette obligation : elle doit s'assurer que la solution retenue est bien immatriculée par la DGFiP.
Quel est le rôle d'une plateforme agréée (DGFiP) pour la facturation électronique ?
Les fonctions de base d'une plateforme agréée sont au nombre de trois : transmettre et recevoir des factures pour le compte de l'entreprise qui la mandate, extraire les données utiles de chaque facture avant d'assurer la transmission des données à l'administration, et, pour les opérations sans facture électronique classique (ventes aux particuliers, échanges internationaux), déclarer à l'administration les montants et les encaissements correspondants. Ce dispositif de facturation électronique couvre à la fois l'obligation de recevoir des factures, qui s'impose à l'ensemble des entreprises assujetties à la TVA et plus largement à toutes les entreprises assujetties, quelle que soit leur activité, et l'obligation d'émission, qui s'applique plus tôt à certaines catégories d'entreprises qu'à d'autres (voir plus bas). En pratique, c'est la plateforme qui porte la responsabilité technique de la conformité de l'échange, ce qui explique le niveau d'exigence de son immatriculation.
Comment consulter la liste des plateformes agréées (DGFiP) sur impots.gouv.fr ?
La liste officielle est publiée par l'administration fiscale sur le site impots.gouv.fr, sous la forme d'un fichier téléchargeable et régulièrement mis à jour recensant les opérateurs « satisfaisant à l'ensemble des conditions, incluant les tests d'interopérabilité ». Au 23 septembre 2026, ce fichier comptait 150 lignes de données, soit 150 plateformes agréées confirmées. Ce nombre évolue avec les nouvelles immatriculations : mieux vaut consulter la page officielle pour un chiffre à jour plutôt que de retenir celui-ci comme définitif. Une seconde liste distincte, plus courte, recense les opérateurs encore en attente de la réussite des tests d'interopérabilité : ils ne sont pas encore immatriculés et ne peuvent donc pas être présentés comme faisant partie des plateformes agréées à part entière.
Plateforme agréée, PPF et Chorus Pro : quelles différences ?
Trois dispositifs distincts existent dans le cadre de la réforme 2026 et sont souvent confondus. Le Portail Public de Facturation (PPF), initialement conçu pour permettre l'émission et la réception gratuites de factures électroniques, a vu son rôle recentré : il fonctionne désormais comme un annuaire (répertoire central des entreprises assujetties et de leur plateforme) et comme un concentrateur qui collecte et traite les données de facturation et des données de transaction et de paiement transmises par toutes les plateformes agréées. Chorus Pro, de son côté, reste un dispositif à part : c'est le portail de facturation électronique dédié aux relations avec le secteur public (B2G, factures adressées par une entreprise à une administration), obligatoire depuis le 1er janvier 2017, donc bien antérieur à la réforme B2B 2026 traitée sur ce site. La DGFiP a confirmé que Chorus Pro reste la plateforme de référence du secteur public à partir de 2026 ; les fournisseurs de l'État peuvent alors transmettre leurs factures électroniques soit via une plateforme agréée, soit via Chorus Pro, sauf pour certaines modalités qui restent exclusives à Chorus Pro (marchés de travaux, mémoires de frais de justice, demandes de remboursement). La plateforme agréée, elle, concerne exclusivement les échanges entre entreprises françaises assujetties à la TVA : c'est le périmètre couvert par ce site.
Logiciel de facturation et plateforme agréée : quelle différence ?
Un logiciel de facturation classique, voire un CRM doté d'un module de facturation, n'est pas automatiquement une plateforme agréée : ce sont deux choses distinctes que la réforme amène parfois à confondre. Le premier gère les devis, les factures et le suivi client au quotidien, parfois avec un tableau de bord de suivi des paiements ; la seconde est l'opérateur immatriculé chargé de transmettre et recevoir des factures électroniques et d'en extraire les données réglementaires vers l'administration. Certains éditeurs de logiciel de facturation sont eux-mêmes devenus une plateforme de facturation électronique agréée, d'autres se connectent à une plateforme tierce pour rester conformes. Avant de signer, il faut donc vérifier que la solution compatible retenue est bien reliée à un opérateur immatriculé par la DGFiP, et pas seulement dotée de bonnes fonctionnalités de facturation.
Quand le recours à une plateforme agréée devient-il obligatoire ?
Le calendrier distingue la réception et l'émission, et diffère selon la taille de l'entreprise (au sens du décret n°2008-1354 du 18 décembre 2008). À partir de septembre 2026, plus précisément dès le 1er septembre 2026, chaque entreprise française assujettie à la TVA, franchise en base de TVA comprise et quelle que soit sa taille, doit pouvoir recevoir des factures sous format électronique : c'est l'obligation de réception de factures électroniques. À cette même date, les ETI et grandes entreprises (entreprises de taille intermédiaire et grandes entreprises) ont en plus l'obligation de transmettre leurs factures électroniques, c'est-à-dire d'émettre leurs propres factures sous format électronique. Les PME et les plus petites structures (TPE, micro-entreprises) disposent d'un délai supplémentaire : elles devront transmettre les factures électroniques qu'elles émettent à partir du 1er septembre 2027, et non dès septembre 2026 comme les grandes entreprises et les ETI, tout en devant déjà être en mesure d'en recevoir depuis le 1er septembre 2026. Le cadre réglementaire complet de la réforme détaille les obligations de la réforme applicables à chaque taille d'entreprise.
Comment choisir une plateforme agréée adaptée à son entreprise ?
La question de quelle plateforme choisir n'a pas de réponse unique : il n'existe pas une seule « bonne » plateforme pour toutes les entreprises, ni de liste des meilleures plateformes que ce site pourrait établir de façon neutre. Choisir la bonne plateforme dépend des besoins propres à chaque structure, pas d'un classement. Trois critères découlent cependant directement de ce qui précède. D'abord, vérifier que l'opérateur figure sur la liste officielle des plateformes immatriculées au moment de la souscription, pas seulement en attente de tests d'interopérabilité. Ensuite, s'assurer que la solution accepte sans restriction les trois formats du socle minimal : Factur-X, format hybride associant un PDF lisible et des données XML structurées, ou l'un des deux formats structurés UBL et CII. Enfin, regarder sa capacité d'interconnexion avec le PPF et avec toutes les plateformes agréées du marché, condition même de son immatriculation. Le comparatif de logiciels de facturation électronique et la checklist de mise en conformité détaillent ces critères pas à pas pour comparer plusieurs solutions avant de s'engager.
Ce site n'est affilié à aucune plateforme agréée ni à aucune administration : il ne garantit ni éligibilité ni conformité automatique. Pour une aide à la sélection d'une solution adaptée à votre structure, vous pouvez être mis en relation avec une plateforme adaptée ; consultez aussi le cadre réglementaire complet de la réforme si un point du calendrier ou du périmètre reste flou. Retour à la vue d'ensemble de la dématérialisation des factures.
Rédigé par la rédaction dematerialisationdesfactures.fr, en savoir plus sur l'éditeur du site. Contenu informatif, non constitutif d'un conseil juridique ou fiscal personnalisé.
Sources
- Direction générale des Finances publiques, « Facturation électronique et plateformes agréées », consulté le 23/09/2026.
- Direction générale des Finances publiques, « Je consulte la liste des plateformes agréées », fichier officiel des opérateurs immatriculés, consulté et compté le 23/09/2026.
- Service-public.fr Entreprendre, « Comment se mettre en conformité avec l'obligation de facturation électronique ? », consulté le 23/09/2026.
- Direction générale des Finances publiques, « Facturation électronique - nouvelle version des spécifications externes » (rôle du PPF), consulté le 23/09/2026.
- Direction générale des Finances publiques, « Chorus Pro restera la plateforme de référence pour la facturation électronique du secteur public à partir de 2026 », consulté le 23/09/2026.
- Légifrance, Article 3, décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 (définitions GE/ETI/PME/microentreprise), consulté le 23/09/2026.
